RAVALEMENT DE FACADES
La fin d’année est le moment propice pour les administrations de liquider les lignes de crédits non utilisées au cours de celle ci. Ce qui explique bien souvent la brusque apparition de chantiers qui étonne le contribuable non informé. Après un an de temporisation, c’est ainsi qu’on pourrait expliquer, cette relance de courrier pour le ravalement des façades, toujours à < caractère obligatoire>. Idem au passé créant à nouveau l’angoisse et la colère dans les familles. Cette nouvelle commission d’urbanisme ne déroge pas à la politique de la précédente commission puisqu’elle fait tout autant fi des problèmes de ses concitoyens et surtout de leur liberté à ne pas vouloir entreprendre ces travaux.
Bien que les trois ans soient passés, pour faire avaler la pilule, la commission accorde une aide exceptionnelle de 10%. Pourquoi pas 20 ou 30% autrement dit, pour en finir, le reliquat de la cagnotte ? Ceci prouve que <Réglementation> ou pas, quant la Ville le veut, elle s’arrange de tout.
Pourquoi le <caractère obligatoire>
La décision de ravaler les façades de la place de la vieille Eglise et de la rue du Port remonte à un peu plus de 5 ans. C’était la marotte de Madame l’adjointe à l’urbanisme dont elle s’était bien gardée, lors de sa campagne électorale, de dévoiler cette intention coûteuse pour les foyers. Pour inciter les familles à accepter l’opération, une enveloppe d’aides de 220000 euros avait été votée. La répartition de ces aides fut établie sur un bonus dégressif : première année 30%, puis 20 et 10 % pour chaque année suivante.
La Ville pour être en conformité avec la Réglementation, imposait le <caractère obligatoire>. D’une part pour légaliser les bonus distribués par la Ville, mais aussi permettre d’autres aides auprès d’autres organismes pour les foyers qui le désiraient et, dont le rôle fut confié à Pact Arim( association de l’aide à la personne). Jusque là rien d’anormal. Le <caractère obligatoire> dixit l’ex-majorité, se limitait à la formalité comptable. Toujours d’après eux, il n’a jamais été question de contraindre qui que ce soit d’effectuer les travaux contre sa volonté. Et pourtant……… ?
Pourquoi le dérapage du <caractère obligatoire>
La mise en route de cette opération de ravalements fut plus que laborieuse. Les réunions publiques plus qu’agitées. Malgré le bonus de la Mairie cela ne passionnait pas beaucoup de candidats. Le premier à s’inscrire et signalé à plusieurs reprises par Madame l’Adjointe comme l’exemple à suivre, fut Monsieur Bédouet, aujourd’hui décédé, rue du Port, âgé de plus de 80 ans…… !
Hélas au jeu des questions–réponses à des demandes précises, Monsieur le Maire, entretenait le flou qui créditait le point de vue de son Adjointe. Refusant l’échec, Madame l’Adjointe avait opté, sans se préoccuper de ses colistiers, d’utiliser le <caractère obligatoire> de la réglementation pour en faire son cheval de bataille. Malgré nos demandes <sur la liberté de chacun de décider>, rien n’arrêta les envois à répétitions de lettres de mises en demeure d’exécuter les travaux prévus par l’architecte des bâtiments de France. Les montants allaient de 1000 euros à 12000 euros. De plus les contrariétés dans le choix des coloris avec l’Architecte des bâtiments de France sont légions. Passer outre sur les décisions de ce Monsieur et le bonus de la Ville s’envolait. Fatiguée d’entendre les propriétaires pester contre ces choix obligatoires, une personne s’appuyant sur les conseils de l’association, relooka sa maison à l’identique, sans passer par la mairie.
Par contre le travail de sape de Madame l’Adjointe et il faut reconnaître qu’elle fut bien aidée par la passivité de ces colistiers, a permis 95 % des foyers, de gré ou de force a réaliser son rêve. Aujourd’hui encore Elle ne démord pas du <caractère obligatoire>.
Avant de dénoncer les façades des autres, la commission d’urbanisme serait bien inspirée de regarder celles dont elle a en charge. Exemples ; la façade de la salle des expositions côté place de la Vieille Eglise, les façades des deux habitations de part et d’autre de l’Ecole <Terre Neuvas > sans omettre bien qu’elle ne soit pas au programme mais visible de tout le monde, l’ex-maison Quémerais, la verrue du Bourg etc.
Réaction tardive mais ô combien importante,
Cette opération engagée par force obligea enfin Monsieur Maire à s’engager. Lors du dernier conseil municipal de décembre 2005 il déclarait < que la ville ne forcera personne à réaliser contre son gré les travaux de ravalement > ( alinéa 4, chapitre Urbanisme, 1 Pact-Arim, pages 5-6 ). Déclaration plus que tardive, car beaucoup de gens avaient cédé aux lettres culpabilisantes. Par contre cette déclaration ou minutes de ce conseil municipal sont précieuses à tous ceux qui reçoivent aujourd’hui cette obligation de travaux.
L’association des consommateurs n’a rien contre la réfection des façades qui embellit la Ville. Par contre elle a toujours dénoncé l’utilisation abusive du < caractère obligatoire>fait aux propriétaires. Ce n’est pas à une Elue d’imposer des dépenses aux foyers. Libre à chacun de décider ce qui est bon ou pas pour Lui. Faut-il croire que passer du statut de concitoyen à élu on passe obligatoirement dans une autre dimension jusqu’à omettre les vicissitudes de son voisin.
Montesquieu ,extrait de <De l’esprit des lois> <C’est une éternelle expérience que tout homme qui a du pouvoir est porté a en abuser>
Heureusement que tous les six ans, le pouvoir revient au peuple.
Cordialement
L'association de la Défense des Intérêts des Consommateurs de Cancale et de ces environs reste à votre disposition.
GOUDE HENRI
PS ; pour compléter cette information la nouvelle commission d’urbanisme est composée
la majorité Mme Cardineau , Mme Lochet, Mr Cahours, Boucher, Hifda, et Mazé
l’opposition Mme Penvern, Mr Lenouvel, Blaye et Roux
Remarque aucune de ces personnes n’est concernée par cette opération de façades