Cris
et Chuchotements sur les mouillages de l’ Abri des Flots.
La Mairie ne voulant pas gérer cette zone,
invita les usagers de l’Abri des Flots à le faire. Ce fut
le fruit d’un regroupement en association
des usagers qui prit le nom d’AMC (association des
mouillages cancalais). La convention signée
avec la Ville, l’arrêté préfectoral et le règlement
de police du 14/4/1997, attestent de l’autorité de l’AMC
sur cette zone.
A elle seule l’AMC gère 167 mouillages.
Ils représentent
32% des mouillages cancalais. Jusqu’ici personne ne
s’est plaint de son mode de fonctionnement. Quelle
mouche pique la mairie pour venir s’initier dans la bonne
marche de cette association ?
Le premier adjoint, lors de l’assemblée générale,
pouvait déclarer
ne pas vouloir toucher aux
statuts de l’AMC et dire que toutes les rumeurs ne
sont pas fondées, tout en avançant l’idée saugrenue de
fusionner les listes d’attente, avec Port Briac , Port
Picain et Port
Mer. Cette proposition est rejetée
par les adhérents
de l’AMC. En effet les listes d’attente des différentes
zones ne sont pas gérées de la même façon, à commencer
par le fait que les 100 personnes figurant sur la liste
d’attente de l’AMC sont membres de droit de cette
association par le paiement de leur cotisation. La mairie,
pour terminer d’enfoncer le clou de la maladresse, demande
le plan de mouillage, établi par les élèves du Lycée
Mendés France, aux frais
de l’AMC qui ne reçoit aucune subvention que ce
soit du public ou du privé .
Ces
demandes, comme la crainte d’une remise en cause à la re-tarification
des mouillages, sont vécues par beaucoup d’adhérents comme
une possible remise en cause de l’AMC (
fin de la convention avec la mairie en 2011).
Ce refus d’ingérence a été exprimé
clairement. Le maire adjoint ne peut plus ignorer
l’attachement des usagers à la gestion autonome de
l’AMC où les mouillages sont minutieusement répertoriés,
assujettis à une taxe publique et gérés en toute
transparence par des bénévoles dévoués.
La mairie avant de s’occuper de l’AMC
devrait commencer par étudier et régler le problème de la
Houle. Dans cette zone, tout le monde peut mouiller son bateau
où cela lui plait et bien souvent, sans régler la moindre
redevance au Trésor. Sans oublier les stationnements
illicites des voitures dans
les descentes
et les grèves.
L’ADICCE comprend l’inquiétude de ses adhérents
et leur apporte son soutien. Elle
félicite l’AMC pour le travail accompli auprès des
290 plaisanciers adhérents qui en fait la plus importante
association de plaisanciers à vocation active de
Cancale.
